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Marconi véritable créateur des radiocommunications

Guglielmo Marconi est né le 25 avril 1874 à Bologne et s'éteint le 20 juillet 1937 à Rome. Ce physicien est considéré comme l'un des inventeurs de la radio et de la télégraphie sans fil.

Assurément, le propre des grandes découvertes, c'est d'être une œuvre collective. Seulement l'homme de la rue attache un nom et un seul à chacune de ces grandes novations : l'imprimerie, c'est Gutenberg ; la machine à vapeur, c'est Watt ; la microbiologie, c'est Pasteur ; la télégraphie sans fil, c'est incontestablement Marconi.

GUGLIELMO MARCONI (1874-1937)
Prix Nobel de Physique 1909.

Son ouvrage est une magnifique synthèse ; assurément, il n'aurait pas pu la réaliser, si d'autres avant lui n'en avaient créé les éléments . Ce n'est pas le diminuer que de rappeler les travaux incontestés de ses précurseurs.

Éléments précurseurs

Faraday et Maxwell établissent les lois de la propagation de l'énergie

Faraday, génial physicien anglais, découvrit l'induction et établit la possibilité de transmettre une action électrique à travers l'espace, sans l'intermédiaire d'un fil conducteur. Le courant qui commence ou qui s'interrompt dans le cirduit inducteur, agit sur un circuit voisin et y détermine la naissance d'un courant induit. L'énergie s'est propagée dans l'air, comme aussi bien elle se propagerait dans le vide.
Et, tout de suite, il se trouva des inventeurs pour essayer de transposer ces résultats dans le domaine des applications en réalisant des communications sans fil à travers des espaces restreints, comme par exemple entre les deux rives d'un cours d'eau.

Maxwell devait, trente ans plus tard, expliquer mathématiquement comment cette propagation pouvait se faire, avec une vitesse qui est précisément celle de la lumière.

Le générateur de Hertz, l'antenne de Popof, le cohéreur de Branly

Mais il manquait à ces essais, ce qui devait assurer leur développement, la possibilité de produire des courants alternatifs de haute fréquence . C'est à l'Allemand Heinrich Hertz que revient, tout entier, cet honneur ; les travaux de Hertz ont illuminé les esprits en réalisant, sur le plan expérimental, l'assimilation des phénomènes électriques et lumineux .
Les expériences du physicien de Carlsruhe sont réalisées en laboratoire (sur quelques dizaines de mètres). Elles restent néanmoins de véritables expériences de T.S.F. et rien n'eût été plus aisé que de s'en servir pour transmettre dès cette époque des signaux à petite distance.

Et pourtant, la télégraphie sans fil n'était pas encore viable ; il lui manquait deux choses pour passer du laboratoire à l'espace : l'antenne et le cohéreur.

L'antenne, qui émet et recueille les ondes, le physicien russe Popoff l'imagina, mais dans un but tout différent, car cette antenne lui servait uniquement à recueillir les décharges des orages lointains ; elle ne constituait, dans l'esprit de son inventeur, qu'un avertisseur météorologique.

Le cohéreur électrique, c'est la contribution de Branly ; c'est lui qui a fourni, pour un temps, « l'œil électrique » indispensable pour recueillir les vibrations transmises à grande distance. Marconi a reconnu, avec une parfaite loyauté, les incomparables mérites du savant français, comme celui-ci a rendu un juste hommage au savant italien.

Marconi réalise la synthèse de ces éléments

Tels étaient les éléments dont Marconi allait faire la synthèse ; à Hertz, à son illustre maître Righi, il emprunta le générateur d'ondes à haute fréquence, il prit l'antenne à Popoff et le récepteur à Branly. Mais il ne suffisait pas de mettre ces éléments bout à bout, il fallait les assembler et cela supposait, non seulement des connaissances techniques, rares à cette époque, mais surtout une intuition toute nouvelle de l'intérêt que pouvait offrir ce mode de communication . A cette époque, c'est-à-dire environ 1897, il n'entrait pas dans les esprits qu'il y eût avantage à faire passer l'électricité à travers un milieu isolant, alors qu'elle se propage si aisément le long d'un fil de cuivre.

D'avoir compris cela, c'est l'intuition géniale qui est au début de toutes les grandes inventions. Mais, pour pousser plus avant, il fallait encore un don précieux et rare, que Marconi devait peut-être à sa mère, Annie Jameson, et à son éducation aussi anglaise qu'italienne : c'est le don d'obstination.

Chaque pas en avant marque un nouvel obstacle surmonté ; des diffcultés imprévues, et même imprévisibles, exigent de nouveaux montages, de nouveaux essais et se concluent par de nouveaux brevets de la Marconi Wirelesy Company (à laquelle la finance anglaise collabore largement, avant d'en recueillir le bénéfice).

Et cet homme de génie, qui ne cessait pas de perfectionner son œuvre, l'appliquait, lorsque la mort l'a arrêté travaillant à de nouveaux problèmes .
Il cherchait à faire entrer au service de l'humanité ces micro-ondes de quelques centimètres, qui font le pont entre l'électricité et la lumière, dont les multiples gammes contiennent peut-être le secret des communications économiques.